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27.01.2008
Run and Bike y CAAAARNIVAL my friend !!
Dimanche bien rempli comme on les aime !
9h Run & Bike
17 km par équipe de 2 à parcourir sur un tracé 100% amazonien (piste et layon).
Une équipe de choc dans les startings blocks :
Laëtitia the runner and
Me the biker !
Ca faisait longtemps qu'on n'avait pas rechaussé les baskets et ben ça fait du bien ! Un temps magnifique, un parcours impeccable dans la forêt sur les layons Kourouciens, un challenge avec les filles du CSA tigre (l'armée)... que demander de plus pour faire une belle course !
Et à l'arrivée un joli trophée et les gars qui nous attendent, canoë au talon pour une bonne grillade sur le Kourou !
Baignade, grillade, pagayage....
Aah ça c'est un dimanche, surtout quand il finit avec la grande parade de Kourou et ses chars autour d'une bonne Caïpi au son tonitruant du brega avec tous les copains !
Dimanche prochain... ambiance REGGAE en Jam aïCaaaaaaaaaa yeaaaaaaaaah
13:45 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
24.01.2008
Paracou, sur le terrain...
Cette fois, nous traversons la route par rapport à la tour et tournons à droite. Bienvenue sur le site du CIRAD !
Laëti et les racines
Laëti s'occupe de voir pousser les racines. Comme Clément, elle s'intéresse aux rejets de CO2. Sur le terrain, elle a creusé des trous dans le sol au pied de chaque parcelle, composée chacune d'une espèce d'arbres différentes.
Dans ces trous, elle y a posé des vitres : les rhizotons. Ces rhizotrons sont comme des hublots qui lui permettent de suivre régulièrement, à l'aide de calques et de marqueurs, la croissance des racines.
Il faut aussi mesurer la respiration.
Quand tout est fini on couvre les rhizotrons de sac poubelle opaque et on referme la trappe. A l'ouverture c'est toujours la surprise : c'est comme cela qu'un matin elle a vu une espèce très rare de grenouille !
Camilo... c'est le spécialiste des bois-canon !
Lui c'est un peu différent. Son domaine c'est le SECROPIA ou bois canon.
Sa thèse s'articule autour de deux parties :
- une partie théorique : consistant en une modélisation mathématique de la croissance des différentes espèces de bois canon (sécropia) dans différents milieux.
- une partie pratique : sur l'âge des arbres. Il en a même fait une publi et une présentation de ses travaux pour l'ONF (Office National des Forêts pour ceux qui ne sauraient pas). Sa brigade nature pourrait effectivement s'en servir pour dater l'installation illégale des orpailleurs en se servant des traumatismes subits par les secropia. Cela serait utile car pour l'instant la brigade n'a aucun moyen de dater l'arrivée des orpailleurs sur la zone, et l'amende liée est fonction du temps d'installation*.
Voilà un exemple de thèse qui aura (peut-être) une application pratique directe !
Tellement fou de secropia qu'il en récupère partout !
*Pour revenir sur la brigade nature de L'ONF : c'est une brigade qui a été créée afin de contrôler les activités d'orpaillage, qui n'ont cessées de prendre de l'ampleur depuis les années 90. Evidemment son but n'est pas seulement de contrôler et de sanctionner, mais avant tout et surtout de prévenir, former, sensibiliser tous les professionnels dont l'activité a un impact direct sur le milieu naturel.
22:38 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.01.2008
En direct de la tour Guyaflux !!
Ce week-end, Clément nous emmène visiter sa tour !
Direction la forêt de Paracou : 5°, 15'N ; 52°55'W ; 0-50m d'altitude pour être très précis ! sur le site de la tour Guyaflux.
Dans la voiture, notre guide du jour commence son explication :
"C'est à gauche, nous y sommes presque. Attention vous entrez dans une forêt primaire mature non perturbée par des activités humaines récentes".
La voiture s'engage sur une piste de terre rouge. La végétation autour y est dense. Après quelques minutes nous arrivons en vue d'un grand carbet. C'est la maison du gardien.
"Nous y sommes. Regardez la tour est de ce côté"
Aaaaaaaaaaah la voilà cette fameuse tour ! Elle s'élève telle une mini Tour Eiffel au milieu des grands arbres.
Notre guide reprend : " La tour Guyaflux fait 55 m de haut et son empreinte englobe une zone d'environ 100 ha, composée de petites collines de 40 m de hauteur maximum. Sa hauteur moyenne est de 30m avec des arbres émergents à 40 m de haut. Les familles d'arbres les plus représentées en terme de surface terrière sont les Caesalpiniaceae, les Lecythidaceae, les Chrysobalanacae et les Sapotaceae."
MMMMMMmmmmm
"Dans l'empreinte de la tour, on a déterminé dix parcelles de 0.5 ha. Elles correspondent à différents types de sol et de topographie. Moi, je travaille sur les arbres adultes émergents (entre 20 et 40 mètres de haut). Allez venez je fais vous faire grimper."
Youpiiiiiiiiiiiiii
Waouh mais c'est haut mine de rien ! Chaque palier se referme par une trappe formant une sorte de couvercle, une astuce pour tomber de moins haut en cas de chute mais aussi pour disposer d'un espace de travail plus grand et plus sûr à chaque palier. Nous atteignons le premier étage. C'est déjà bien haut.
Deuxième palier. Ouch ça commence à donner le vertige tout ça.
Nous ne sommes pourtant qu'à 8 mètres du sol. Les paliers 3 et 4 passeront très vite. Elo se cramponne. Mais là les choses se compliquent : la tour se rétrécit et la hauteur des paliers passe de 4m à 7m50 ! On continue l'ascension.
Palier 5. La tour se resserre encore. Nous sommes presque à la hauteur des arbres. Un système de corde est installé. C'est de là que Clément et les techniciens (Jean-Yves, Benoît et quelque fois Jocelyn) se lancent pour aller réaliser les mesures. Impressionnant.
Clèm explique qu'il s'attache avec le baudrier au système de cordes installé et reste pendu dans les airs, son appareil de mesure de la respiration des feuilles autour du cou. Un ingénieux système de cordes permet d'atteindre chaque houppier des arbres environnants.
Nous continuons. Sixième palier. Ca y est nous avons atteint la cime des plus hauts arbres. On se sent mieux. L'air devient plus respirable, un petit vent vient nous chatouiller les côtelettes et la sensation de hauteur bizarrement s'estompe, peut-être parce que nous ne sommes plus entourés par les arbres et donc on se rend moins compte. Elo qui disait qu'elle n'irait pas plus haut en a même changé d'avis !
Qu'est-ce qu'on est bien. Il fait bon. Le paysage est grandiose. De là nous surplombons la canopée. Un rapace vole majestueusement au-dessus des cimes. La forêt de brocolis offre un tableau très varié en couleurs et en formes. Du vert clair du palmier au blanc d'un arbre en fleur en passant par toutes les teintes de vert.
et vaillamment continue...
mais on est quand même mieux assise !
Huitième étage. Nous approchons de la cime. Tout un tas d'instruments trônent, la tour est équipée d'une multitude de capteurs et même d'un ordinateur tropicalisé.
Un véritable bric-à-brac d'instruments de mesure divers et variés : un pluviomètre, un analyseur de gaz, des capteurs de température...
Clément nous explique leur utilité et nous explique que grâce à ces données, qui permettent d'enregistrer en continu les échanges de flux de gaz entre le forêt et l'atmosphère, il essaie de voir quelle est la contribution de l'écosystème forestier de Guyane aux puits de carbone.
Neuvième et ultime étage. Nous voilà à près de 55 m d'altitude soit 20 mètres au-dessus des plus grands arbres, c'est dire si la vue d'ici est imprenable sur la canopée !
"Quelle chance tu as de travailler là !"
"Oui c'est vrai. Mais mon travail de terrain ne se cantonne évidemment pas à rester sur la tour.
Outre le suivi régulier des individus accessibles depuis la tour (grâce au système de cordage que vous avez vu en montant), nous menons une seconde étude en parallèle sur un grand échantillonnage d'arbres. Ceux-ci se trouvent dans des parcelles situées dans l'empreinte de la tour à flux : la première est une zone de colline qui présente un drainage vertical du sol. La deuxième est une zone de bas-fond inondée en saison humide et qui possède une nappe phréatique très proche de la surface en saison sèche."
"Donc de temps en temps tu patauges dans le bas-fond avec tes bottes ?"
"Exact. On effectue des mesures tous les mois. La principale différence par rapport aux individus de la tour porte sur les mesures de photosynthèse et de respiration foliaire. Puisque nous ne disposons pas pour eux du fameux système de cordage nous permettant d'atteindre le houppier des arbres (de 20 à 35m de haut), nous réalisons les mesures sur des rameaux coupés au fusil depuis le sol. Je vous ferai faire un petit tour des parcelles quand nous serons rendus en bas".
Nous regrettons de ne pas avoir apporté de quoi faire une bonne vraie petite pause buvette là-haut. Nous redescendons. C'est haut. Clèm nous dit que le record est de 2min 40 pour la montée, lui n'a pas encore tenté le record mais ça fait vraiment peu !
De retour sur la terre ferme, ouf ! Mais nous ne sommes pas encore au bout de nos surprises...
A quelques mètres de la tour, nous tombons sur... des soucoupes volantes ! Si si !!! Bon bon d'accord elles ne volent pas et n'ont certainement jamais vues de martiens (quoi que !), mais elles savent mesurer la respiration du sol ! Elles sont au nombre de huit. Fait intéressant : elles s'ouvrent à tour de rôle toutes les demi-heure. Curieux ces bêtes là !
Ouverte Fermée !
De l'autre côté de la maison du gardien, il reste encore des parcelles. Car Paracou, ce n'est pas que Guyaflux ! C'est une véritable station scientifique qui a été mise en place pour étudier notamment l'influence de divers types d'interventions humaines sur la dynamique de la forêt. Au total elle comptabilise 15 parcelles de 9 ha chacune dont six n'ont jamais été perturbées. Facile de s'y perdre, n'est-ce pas Laëti ? (Bon j'avoue, en faisant un petit cross improvisé là-bas on s'est un peu perdues !!! )
16:21 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.01.2008
Direction le campus agronomique
Petite visite sur le Campus Agronomique de Kourou
et plus précisément à l'UMR EcoFoG (Ecologie Forestière de Guyane)

Outre les stagiaires : Félix, Mimile
Y'a des VAT : Fabien (y'avait aussi Lulu et Marionète !)
Mais les plus bizarres c'est quand même les THESARDS ! Camilo, Laëti et Clèm en sont les dignes représentants
Pour tous ceux qui se demandent encore en quoi consiste leurs recherches, petite visite guidée dans les locaux de Laëtitia et Clèm !
Pour la plupart des non initiés, Clèm passe son temps perché dans la canopée, pendu dans son baudrier, à écouter respirer les arbres. Ben, c'est pas faux ! Mais des fois il patauge aussi dans les bas-fonds de la forêt avec des bottes. Explications...
Titre : Variations saisonnières et variabilité interspécifique des échanges gazeux au niveau des feuilles et des troncs en forêt tropicale humide en Guyane Française
Si j'ai bien capté c'est pour voir l'impact qu'aurait un changement climatique (genre grande période de sècheresse) sur les forêts tropicales qui, vous le savez, représentent une grande partie des formations végétales mondiales. Tenez, paraît qu'à elle seule, la FTH occupe une surface d'environ 17 000 000 km2, dont 7 500 000 km2 rien qu'en Amérique Latine, c'est dire ! Cette FTH renferme presque la moitié de la biomasse terrestre aérienne, et constitue donc un stock important de carbone, y'a donc matière à l'étudier.
Extrait :
"Mon travail de thèse consiste à évaluer les variations saisonnières des flux d'eau et de CO2 des compartiments aériens des arbres adultes (feuilles et troncs) constituant la Forêt Tropicale Humide (FTH). De plus, nous voulons nous intéresser à la caractérisation du déterminisme de la variabilité interspécifique potentielle des arbres de cet écosystème."
Jolie phrase, non ? Digne d'un bon thésard n'est-ce pas :) (en tout cas il en est fier de sa phrase !!)
Bon tout cela reste bien brumeux me direz-vous. Alors direction le terrain pour mieux comprendre ce qu'il y a derrière ces termes barbares !
Cf. article En direct de la Tour Guyaflux"
et la vidéo de Felix
IMPRESSIONS du stagiaire (qui pensait se la couler douce... )
Grosse grosse journée et grosse grosse semaine 16 et 20 juillet !
Laëti et ses racines !
Laëti, elle, est un peu plus avancée dans ses recherches. Du coup elle se rend moins souvent sur le terrain (je le sais car elle est toujours en train de discuter avec moi sur MSN !). Mais quand elle y va c'est toujours avec un plaisir non dissimulé qu'elle retrouve son... trou ! Si si ! Elle s'est creusée un bien joli petit trou dans le sol !
Cf. article Paracou, sur le terrain..."
20:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.01.2008
Voeux Guyanais
11:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.01.2008
La recette de la Mygale
Voilà les conseils de départ que certains nous préconisaient...

Spécial durs à cuire : Mygales à la braise
Cette recette a été récemment et accidentellement révélée au grand public par une paire de mésaventuriers modernes.
Attention toutefois, cette préparation n'est pas à déguster à la maison mais loin en jungle. Il est bien connu que la mygale de ville est très loin d'avoir le fumet de celle de brousse. Tous les coureurs de jungle, les bouffeurs de chlorophylle hostile vous le diront. Une mygale, c'est sauvage. Ca n'est pas la petite araignée de vos plafonds bourgeois. C'est bien plus musclé et autrement plus brutal ! Ca vous prend à la gorge, c'est de l'Amazonie sur pattes, du concentré arachnéen d'aventure et ça doit absolument se déguster dans son environnement ! Ce dernier point est essentiel. Il ne s'agit pas de gaspiller ce bijou de gastronomie sylvestre sous prétexte d'avoir voulu – sacrilège éhonté - le consommer dans un local climatisé ! Quelle honte !
Comment apprécier la mygale ? On ne se voilera pas la face, il s'agit là d'une véritable initiation ! L'idéal pour mieux savourer une bonne Theraphosa leblondi est d'être totalement novice, absolument pas préparé à ce type d'expérience. Le choc culinaire n'en sera que plus grand. Si vous racontez partout être le descendant direct d'une longue lignée de cornacs (Après avoir vu la série Indiana Jones) vous correspondez au parfait profil de l'arachnophage. Ben oui, il n'y a pas qu'au parti socialiste que les éléphants trompent énormément… N'hésitez donc pas et rendez-vous en Guyane ! Il conviendra de s'être préalablement introduit très profondément en jungle et abstenu de toute nourriture pendant plusieurs jours.
La volonté jouera ici un rôle déterminant et il conviendra de ne pas céder à la tentation en prélevant et consommant divers mammifères tels que biches, cochons bois, tapirs et autres habitants quadrupèdes vivant en grand nombre dans cette forêt. La solution la plus sage est toute simple : Ne prenez pas d'arme avec vous ! Ne vous embarrassez pas non plus d'un téléphone satellite et d'un GPS. En effet, lorsque la faim vous tenaillera, vous pourriez être tenté de vous faire livrer une pizza par hélicoptère. Solution de facilité, dégradante et pouvant porter un rude coup à votre réputation d'aventurier. Non, ce ne serait pas sérieux !… La découverte de la mygale se prépare longtemps à l'avance et ne laisse aucune place à l'improvisation. Il est évident que pour un maximum de réussite, il faut avoir des compétences particulières. Nous l'avons déjà dit : Il s'agit d'une initiation, d'un rite.
Donc, vous en avez croisé des cochons, des biches et des singes. A aucun moment, vous ne vous êtes laissé aller et avez dédaigné ces banquets offerts par une jungle Ô combien généreuse. Une seule fois cependant, vous pourrez vous laisser tenter par un chélonien de rencontre, juste pour s'entraîner le palais. Vous avez extrait la chair de la carapace et l'avez consommée. Avec cette tortue dont vous pourrez sucer les griffes, vous en avez donc désormais terminé avec la séquence reptile, phase préparatoire indispensable avant d'atteindre le Nirvana gastronomique, l'apothéose culinaire : Une mygale sous canopée… Attention cependant ! Pour toucher enfin au but, une bonne semaine de jeune supplémentaire s'impose.
Il convient tout d'abord de faire un bilan pré dégustation afin de déterminer si vous êtes biologiquement prêt. Il est indispensable de se sentir à la fois faiblard et complètement perdu. Vous devrez avoir transpiré sang et eau, être proche de la détresse physique. La mygale sous canopée est tout sauf un délice de bourgeois, que diable ! Qu'on se le dise : Mollets de guimauve, perte de poids et crampes stomacales sont un préalable incontournable au paradis gustatif. Certains puristes n'hésitent pas à aller jusqu'au stade hallucinatoire avant de consommer. Mais il s'agit là de puristes. Certains amateurs particulièrement doués arrivent toutefois à les surpasser. Nous avons affaire dans ce cas à des héros qui s'ignorent, de véritables révélations de la débine organisée. Le cas est néanmoins très rare.
Bref, passons maintenant à la confection du plat tant convoité :
Ingrédients :
Une mygale pour deux.
Une brindille fine.
Une machette.
Un briquet.
Un peu de bois de feu.
Une solide faim.
A l'instar de la serviette dont se recouvrent la tête les amateurs d'ortolans sur canapé, le novice pourra se couvrir les yeux d'un bandana.
Capture de la mygale :
C'est l'instant sacré, celui de toutes les excitations. Agenouillé face au terrier, vous y brandouillez votre brindille afin de faire sortir l'araignée que vous assommerez délicatement d'un coup du plat de votre machette. Attention à ne pas frapper trop fort, le précieux contenu de l'abdomen risquerait de s'échapper et serait définitivement perdu. Vous choisirez de préférence un individu adulte, en bonne santé, bien dodu. Certains connaisseurs affirment que les plus velues sont les plus parfumées.
Préparation :
Soyez très prudent avec les poils urticants que projette une mygale pas complètement morte. Ce sont de véritables dards. Il est inutile de faire mariner la mygale qui doit être consommée fraîche. Par contre, il est conseillé de retirer les pinces près de la gueule de l'animal. C'est d'ailleurs la seule partie jetable. Rien ne se perd chez cet animal généreux ! Vous placerez l'araignée bien à plat sur la partie large de votre machette, les pattes en contact avec le fer préalablement chauffé à la braise.
Cuisson :
Pour assurer une ambiance vraiment exotique, se placer dans un marécage. Vous vous régalerez de l'ambiance sonore créée par les batraciens. Le grand jeu tropical, la totale, quoi…
Cuire à feu doux pendant deux minutes environ, retourner, bien tasser l'araignée sur la machette afin de bien cuire les pattes sur les deux faces et remettre au feu pendant deux nouvelles minutes.
Les pattes se détachent facilement et - détail truculent - tous les poils sont tombés.
Instant sublime, vous dégusterez en premier et en guise d'apéritif les huit pattes de l'arachnide.
Vous ne le verrez sans doute pas à cause du bandana vous recouvrant les yeux mais l'abdomen de la mygale, soumis à la chaleur, commence à se gonfler. Vous pourrez sans doute entendre un léger sifflement causé par les gaz s'échappant du ventre de l'animal. Soyez rassuré, c'est un indice de bon déroulement de la cuisson.
Une fois les pattes ingérées, arrive le grand moment, celui où vous dégusterez thorax et abdomen. Les puristes exigent que la poitrine de mygale soit cuite à cœur, bien croustillante. Ca doit craquer sous la dent. De même que pour l'abdomen vous vous assurerez que la cuisson ait totalement débarrassé l'animal de ses poils. Instant inoubliable, vous passerez sans transition du croustillant du thorax au moelleux de l'abdomen. Celui-ci devra laisser couler un jus délicat dont le fumet dépendra largement de ce qu'aura ingéré l'animal (Il peut s'agir d'un oiseau) et de son degré de digestion.
Le détail du professionnel : Généralement, plus l'animal sera dodu et plus son dernier repas sera récent.
Il n'est pas facile de discerner dans la masse abdominale l'appareil digestif de la mygale de ses proies en voie de digestion. S'il est bien cuit, l'ensemble constitue cependant une masse tendre, juteuse et délicieusement veloutée. Lécher et sucer la peau du ventre en fin de repas est un plaisir royal.
Cocktail farouche : Il n'est pas déconseillé d'agrémenter la consommation de votre mygales de quelques insectes tels que scarabées, larves de coléoptères que vous trouverez facilement à proximité du terrier. Un goût de terroir.. .
Réaction possible :
Chez certains citadins il a été constaté des gonflements de la langue causés par l'absorption d'une mygale mal cuite et entraînant un mutisme immédiat et durable. S'il peut apparaître souhaitable de faire goûter l'araignée à votre épouse (pour vérifier le niveau de cuisson), vérifiez toutefois si un silence soudain est du au plaisir des sens ou à une brutale augmentation de volume de la langue. Dans les deux cas le diagnostic est difficile : Yeux révulsés, rougeurs, tremblements, sifflements (admiratifs ?) respiratoires, transpiration, etc.
Variante:
Comme aiment à le dire tous les aventuriers des quartiers défavorisés : "A défaut de mygales, on mange des matoutous !"
Demandez donc aux deux derniers miraculés de la forêt guyanaise que sont Guilhem Nayral et Loïc Pillois : Toute leur vie, ils se rappelleront de cette mygale tant espérée, cuite sur la lame de leur machette et consommée dans l'angoisse la plus totale au plus profond de la jungle, les tripes nouées et le palais avide. L'aboutissement d'une longue quête ! Cette énorme araignée ventrue, velue et monstrueuse, ils l'auront savourée, dégustée, appréciée à sa juste valeur ! Pourtant - élément réducteur - eux, la jungle, ils la "connaissaient" ce qui a pu gâcher le plaisir gastronomique. Comme quoi on peut être très organisés, compétents et néanmoins gastronomes…
N'hésitez pas à les contacter pour obtenir d'autres secrets de cette préparation aussi savoureuse qu'originale.
Aller, bon appétit avec votre mygale ou matoutou sous canopée !
Observations : Certaines mauvaises langues racontent que ce plat coûterait très cher aux contribuables. Qu'on se le dise : ON S'EN BALANCE, BANDE DE RADINS !
Eh bien NON nous n'avons pas mangé la mygale même si nous en avons trouvé un joli spécimen...
23:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Expé... quand le rêve devient réalité !

Ca y est le grand jour est arrivé ! Ce matin c'est le grand départ tant attendu, embarquement immédiat !!

Comme vous attendez tous d'en savoir plus sur nos aventures, en voici un avant-goût avant le récit complet :
Cf. colonne de droite l'Album "Expé Matécho". Plein de photos à l'intérieur !
23:05 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Temps 'Clément' au Matécho
Alors que s'abattaient des trombes d'eau à Kourou, temps incroyablement sec à Saül !
Jodla 31/12/07
Vigilance jaune pour pluies exceptionnelles
Plus de 200 mm de pluie sur Kourou dans la seule journée du 30 décembre, soit plus de 200 litres d'eau au mètre carré ! Ces précipitations exeptionnelles pourraient se renouveler aujourd'hui et placent le département, ou tout du moins le littoral, en vigilance jaune.
Oyé Oyé nous sommes tous bien rentrés... Expé réussie. Dur dur de reprendre l'avion dans le sens du retour !!

L'année 2008 commence fort...
Excellente année à tous !!!!
03:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note












