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20.03.2008
Prisonnières des Wayanas
OU
Deux "palasisi"* en terre Wayana
Maïki étant venu à la fête de départ de Laëtitia, nous avons décidé de le raccompagner jusque chez lui, histoire qu'il ne se perde pas !
Maripasoula. Après avoir fait le plein, nous embarquons à bord de "la Guyane express", pirogue de luxe comme dirait Maïki. Quelques heures de navigation sur le Maroni, devenu la Litani (son nom amérindien), nous attendent. Deux-Trois sauts, un bon pique-nique (amérindien) et hop... nous voilà derrière la ligne de la zone interdite.
A plus de deux heures de pirogue de Maripasoula, existe donc un petit coin de paradis...
PELEYA PATA...
Joli village amérindien qui, comme son nom l'indique, a été fondé par Péléya le grand-père de Tétalékaï, notre Maïki national ! Et là...
LE TEMPS S'EST COMME ARRETE
Tetalekaï, Tuhmin, Célita, Cédric, Djamila, la grand-mère, le grand-frère, le père, la mère, la soeur... bienvenue chez les Twenoeman !
La vie amérindienne s'écoule paisiblement avec le soleil.
Levés au chant du coq (qui chante très tôt)
et faisant au gré des envies les différentes activités qui rythment leur vie :
la chasse
la pêche sous toutes ses formes
à l'épervier (pour attraper des poissons roche pour en faire des appâts)
à la ligne
au filet
au casier
à l'aide de notre chasse
fructueux car avec 2 pigeons sanglants nous avons obtenu 6 piraïes (piranhas si vous préférez) mais gare aux mâchoires (comme du gilette comme dirait Maïki)
à la nivrée (immersion d'une liane "Hali-hali" qui intoxique les poissons) : ah non celle-là on ne l'a pas testée !
la préparation de la capture de la journée
les cassaves et le couac :
Petite recette de la cassave
1- Eplucher le manioc et le laver avant de le râper
2- La purée de manioc est mise dans la couleuvre (le "tïnkïi") pour en extraire son jus toxique
3- Il en sort des pains de manioc
4- on tamise ensuite à l'aide du manaré pour en faire de la farine
que l'on étale sur la platine
5- la cassave cuite, on la met à sécher si c'est une fine.
Si c'est une épaisse, il faut la manger de suite
l'artisanat :
le tissage, les colliers et autres perles
la peinture : création de ciel de case
les tatouages
Maïki prépare une calebasse remplie de génipa, un colorant végétal noir. La grand-mère de Maïki dessinera ensuite, à l'aide d'un petit morceau de bois entouré de fil, sur nos bras et nos mains, des peintures symboliques. Une fois secs puis lavés à l'eau, ces motifs devaient réapparaître pour rester sur la peau pendant quelques jours.
sans oublier le cachiri
breuvage traditionnel alcoolisé (mais 3° pas plus d'où les litres servis !) à base de manioc
Le Tukusipan c'est un grand carbet commun généralement au centre du village. Au sommet, on y fixe un ciel de case pour chasser les mauvais esprits. C'est là qu'ont lieu les fêtes et le fameux maraké. Le maraké est un rite traditionnel amérindien c'est une succession d'épreuves pour le corps et l'esprit. Malheureusement, les célébrations du maraké ne se font plus (depuis le décès de celui qui détenait toutes les chansons) mais il y a encore plein d'autres occasions de faire la fête chez les Wayanas.
Et voilà comment un soir, à Péléya, en rentrant de la pêche nous avons trouvé le carbet tout tressé, près pour une petite fête en notre honneur !
Formidable que de se retrouver parmi cette famille pleine de gentillesse. On a été plus que gâtées entre les colliers de perles, les poteries, les tressages, les tatouages, le partage du couac tous les jours... incroyable !
Accueillies comme des reines mais prisonnières de Maïki qui ne voulaient plus nous laisser repartir ! SNIF
Mais nous reviendrons ! Maintenant nous connaissons le chemin, facile...

*hommes blancs ( ]pa la si si[ )
20:09 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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