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26.03.2008
"Je veux voler"
Et voilà. Mercredi le ciel s'est enfin dégagé.
7h Sandra et moi sommes prêtes. nous attendons le feu vert de l'aérodrome pour prendre la route. Oui il fait beau à Cayenne !
Aussitôt arrivées, aussitôt en combi et hop dans l'avion.
Cette fois je passe en premier. Je ne sauterai pas avec Joinville finalement, mais, comme Laëti, avec Georges : "c'est pas grave si finalement tu ne voles pas avec un noir ?" :)
L'ascension est lente. Le petit Cessna n'a pas de porte. La forêt se déroule à nos pieds telle un merveilleux tapis. Porte ouverte, en position pour le saut assise sur l'instructeur, penchée la tête vers le bas, j'admire la Guyane. La sensation est tellement différente porte ouverte, les images tellement plus belles sans le carreau !
2 000m, il commence à ne plus faire très chaud. Nous passons au-dessus des nuages. On croirait un manteau neigeux. Le ciel au-dessus est d'un bleu lumineux. Magnifique !
2 500m. Nous sommes à hauteur du saut. FEU VERT. Nous avons l'autorisation de sauter, youpiiii ! L'avion vient se positionner à la verticale de la croix rouge du champ d'atterrissage. Nous nous mettons en position, les pieds sur la marche à l'extérieur du Cessna. Je suis encore pliée contre la porte. Georges me dit de me lever et là....
YAAAHOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOUUUUUUUUUU mais où suis-je ? Vers quel côté je tombe ? Est-ce le sol, le ciel, le côté que je vois ? Tout est blanc, nous sommes dans un nuage et durant ces toutes premières secondes je ne sais plus par où je tombe. Nous avons fait une pirouette. Soudain le sol apparaît, loin mais se rapprochant très vite. Nous volons !
Georges me tape sur l'épaule, signal pour que j'ouvre les bras. Incroyable je voooole ! Sensation extraordinaire. La chute me parait relativement longue. Au bout de 30s je me surprends même à me demander si le parachute n'aurait pas dû déjà s'ouvrir :). 10s plus tard une légère secousse et me voilà freinée. Je m'attendais à ce que l'ouverture du parachute soit plus brutale.
Le sol cesse de se rapprocher à grande vitesse. Maintenant nous planons. Georges me donne les commandes. Un petit coup à droite, oooouh ça tourne vite. Tiens, la mer ! Un petit coup à gauche. Rebelotte pour un tour de manège. Waouh la forêt ! Je vise maintenant la piste. J'avais embarqué mon appareil photo avec moi. J'allais le sortir quand Georges s'est mis à me faire faire quelques figures. Tant pis pour la photo, il faut profiter !
"Groupe, et maintenant tu cours, cours cours cours" et voilà atterrissage contrôlé. Quelle expérience !!
Une seule envie : y retourner !!! Mais c'est au tour de Sandra et Joinville de s'amuser. Sandra prend elle-aussi l'appareil en vol et voilà le résultat... et son surnom "Je veux voler" car elle n'a pas arrêté de le dire à Joinville qui, lui, insistait lourdement pour qu'elle prenne la photo en vol* !
Rendez-vous pris pour octobre. Le malchanceux Clément sera de cette session et nous... sauterons seules cette fois !!!
*La photo en vol de Sandra et la mienne en parachute (car celle-ci est celle de Sandra) bientôt en ligne !
10:17 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
23.03.2008
Rorota, la balade des Cayennais
Deuxième tentative de saut !
Pour ne pas faire le trajet à Cayenne pour rien, nous avons décidé d'aller pique-niquer au carbet de Matoury avant le saut, prévu à midi, puis nous promener le long des plages de Rémire et faire le sentier du Rorota.
Alban nous avait même concocté un petit gâteau de Pâques !
Mais voilà. La couverture nuageuse est très basse et quand nous appelons le verdict est sans appel : l'avion ne décollera pas. ZUT !
Pas grave peut-être que ça se lèvera dans la journée, en attendant nous irons sur le sentier.
(Vous avez vu cette drôle de feuille avec ses glandes nectarifères à chaque intersection de feuilles)
Le sentier du Rorota
Depuis le temps que je suis ici, je n'étais encore jamais venue sur ce sentier. Les Cayennais ont l'habitude de l'utiliser pour faire leur footing alors ça laisse présager qu'il ne doit pas être très sauvage. Deux itinéraires s'offrent à nous. Nous commencerons par la droite.
Le sentier est très large et rien ne dépasse, le sol a été bien lissé. Le chemin est par contre bordé de magnifiques Héliconias (fleurs rouges).
Soudain, des mouvements dans les arbres attirent notre attention. Non ce ne sont pas les fameux paresseux (ce sentier est connu pour cela aussi) mais des saïmiris. Il y en a plein.
Après avoir longés les réserves d'eau de Cayenne, nous descendons vers le bas-fond où des cercles de bois ont été posés pour ne pas se salir les pieds :)
Ce fut une petite balade très sympa mais elle ne vaut pas notre montagne des singes (même sans singe) !
De retour, nous fonçons à l'aérodrome.
Mais non, toujours pas ! Nos spectateurs sont déçus...
Alors ? Retour à Kourou, pour déguster le fameux bouillon d'awara de Pâques ! Mais sur la route... un paresseux ! Un sauvetage s'impose sinon il se fera tout simplement écrasé. Quant au bouillon d'awara ? C'est une mixture bien étrange*. Verdict ? Pas terrible.

* Le bouillon d'Awara
D'abord l'awara est le fruit d'un palmier. Ce bouillon est un plat typique de la Guyane servi à Pâques. Il est composé de nombreux ingrédients (légumes, salaisons, viandes, poissons) liés par la pâte d'Awara. Il faut trois jours pour le préparer ! Le dicton dit "Si tu manges du Bouillon d'Awara... En Guyane tu reviendras..." (Hum celui que nous avons goûté, je ne sais pas :) )
09:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.03.2008
Etrange oiseau au-dessus de la canopée
YOUUUUUUUUHHHOUUUUUUUUUUUU !!!
Ca y est Laëti a sauté !
"Waouh, trop bien !"
Et nous autres ??
Ben pas encore, la météo est décidément trop mauvaise. Les reports s'enchaînent. Du coup, j'ai réussi à entraîner Clèm, qui lui a quand même été jusqu'à mettre les pieds dans le vide (mais l'avion était encore trop bas pour sauter) et Sandra, la colombienne, qui comme moi est restée sur le Tarmac.
Mais on a testé les combi, on n'est pas beaux comme ça !!
14:44 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.03.2008
Prisonnières des Wayanas
OU
Deux "palasisi"* en terre Wayana
Maïki étant venu à la fête de départ de Laëtitia, nous avons décidé de le raccompagner jusque chez lui, histoire qu'il ne se perde pas !
Maripasoula. Après avoir fait le plein, nous embarquons à bord de "la Guyane express", pirogue de luxe comme dirait Maïki. Quelques heures de navigation sur le Maroni, devenu la Litani (son nom amérindien), nous attendent. Deux-Trois sauts, un bon pique-nique (amérindien) et hop... nous voilà derrière la ligne de la zone interdite.
A plus de deux heures de pirogue de Maripasoula, existe donc un petit coin de paradis...
PELEYA PATA...
Joli village amérindien qui, comme son nom l'indique, a été fondé par Péléya le grand-père de Tétalékaï, notre Maïki national ! Et là...
LE TEMPS S'EST COMME ARRETE
Tetalekaï, Tuhmin, Célita, Cédric, Djamila, la grand-mère, le grand-frère, le père, la mère, la soeur... bienvenue chez les Twenoeman !
La vie amérindienne s'écoule paisiblement avec le soleil.
Levés au chant du coq (qui chante très tôt)
et faisant au gré des envies les différentes activités qui rythment leur vie :
la chasse
la pêche sous toutes ses formes
à l'épervier (pour attraper des poissons roche pour en faire des appâts)
à la ligne
au filet
au casier
à l'aide de notre chasse
fructueux car avec 2 pigeons sanglants nous avons obtenu 6 piraïes (piranhas si vous préférez) mais gare aux mâchoires (comme du gilette comme dirait Maïki)
à la nivrée (immersion d'une liane "Hali-hali" qui intoxique les poissons) : ah non celle-là on ne l'a pas testée !
la préparation de la capture de la journée
les cassaves et le couac :
Petite recette de la cassave
1- Eplucher le manioc et le laver avant de le râper
2- La purée de manioc est mise dans la couleuvre (le "tïnkïi") pour en extraire son jus toxique
3- Il en sort des pains de manioc
4- on tamise ensuite à l'aide du manaré pour en faire de la farine
que l'on étale sur la platine
5- la cassave cuite, on la met à sécher si c'est une fine.
Si c'est une épaisse, il faut la manger de suite
l'artisanat :
le tissage, les colliers et autres perles
la peinture : création de ciel de case
les tatouages
Maïki prépare une calebasse remplie de génipa, un colorant végétal noir. La grand-mère de Maïki dessinera ensuite, à l'aide d'un petit morceau de bois entouré de fil, sur nos bras et nos mains, des peintures symboliques. Une fois secs puis lavés à l'eau, ces motifs devaient réapparaître pour rester sur la peau pendant quelques jours.
sans oublier le cachiri
breuvage traditionnel alcoolisé (mais 3° pas plus d'où les litres servis !) à base de manioc
Le Tukusipan c'est un grand carbet commun généralement au centre du village. Au sommet, on y fixe un ciel de case pour chasser les mauvais esprits. C'est là qu'ont lieu les fêtes et le fameux maraké. Le maraké est un rite traditionnel amérindien c'est une succession d'épreuves pour le corps et l'esprit. Malheureusement, les célébrations du maraké ne se font plus (depuis le décès de celui qui détenait toutes les chansons) mais il y a encore plein d'autres occasions de faire la fête chez les Wayanas.
Et voilà comment un soir, à Péléya, en rentrant de la pêche nous avons trouvé le carbet tout tressé, près pour une petite fête en notre honneur !
Formidable que de se retrouver parmi cette famille pleine de gentillesse. On a été plus que gâtées entre les colliers de perles, les poteries, les tressages, les tatouages, le partage du couac tous les jours... incroyable !
Accueillies comme des reines mais prisonnières de Maïki qui ne voulaient plus nous laisser repartir ! SNIF
Mais nous reviendrons ! Maintenant nous connaissons le chemin, facile...

*hommes blancs ( ]pa la si si[ )
20:09 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.03.2008
Home Cinéma
Après une bonne nuit de fête à Paracou, nous voici de retour au campus, pas prêts de laisser Laëtitia tranquille !
Une bonne salade d'Ervan sur la terrasse de Clèm, suivie d'une tisane de Sandra et hop direction la maison d'en face. Et là...
Chamboulement total chez Laëti
Tenture retirée du mur, matelas enlevé du sommier, sommier poussé contre le mur (dégringolade de lattes), matelas installé devant le mur "détenturisé", arrivée de celui de Sandra et de mes oreillers, installation du vidéo-projecteur, entrée de glaces et en avant la musique...
On n'est pas bien là ?
Oh la tête à Laëti pendant l'installation ! On lui aura décidément fait tout subir !!
15:36 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.03.2008
La fête de Laëti
Et voilà, la phase terrain étant terminée, Laëti se voit contrainte de retrouver la vie métropolitaine pour passer à la rédaction de sa thèse. Une fiesta digne de son séjour guyanais (4 ans déjà !) s'imposait !
19:00 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
13.03.2008
Surprise !
Laëti s'en allant de Guyane, nous lui avons concocté quelques surprises !
Après une virée brochettes au village avec pas mal de monde, nous bouillonnions d'idées pour l'intrépide junkie de chlorophylle.
Marion, Emilie et moi, toutes trois en "vacances" pour des raisons bien différentes (mais aucune en "vraies" vacances :) ) prenons les rênes !
1- Les cadeaux : ça, facile !
Un banc saramaka... mais attention en Moutouchi (son bois de prédilection et nom de sa villa !)
Une panoplie du TAC (Toucan Athletic Club) avec ses baskets dédicacées par tous les membres (mais pour cause de changement très récent de ses anciennes pour des baskets en maille on a dû changer pour un T-Shirt !)
Ses rhizotrons : un qui sera signé de tout le labo et quelques autres remplis de photos de Laëti (oui je vous ai déjà parlé de ces fameux rhizotrons souvenez-vous ! cf. direction le campus agronomique - Eh oui ça ressemble à des cadres mais c'était pour voir pousser ses racines)
et et et... un saut en chute libre au-dessus de la canopée ! (hic elle ne le fera pas sans moi !)
facile de représenter la miss : un chadek pour la tête et 2 bouchons de Didier pour les yeux (base de son alimentation !), des racines pour les cheveux (sa thèse et la forêt), des baskets en chaussures (accro de sport) et le tour était joué !
Un petit film souvenir avec les meilleurs photos souvenirs, un poil chatouillant et moqueur évidemment ! (après 2 nuits complètes dessus le bug de dernier moment bien sûr, qui m'a contrainte de finalement passer l'avant-dernière version, rageant) avec une partie chadek ! Voilà comment nous nous sommes retrouvés à promener chadek dans tout Kourou !!!
Une petite expé en forêt le temps de préparer l'installation des cadeaux, des rhizotrons, et d'un grand carton troué (pour passer la tête et faire des grimaces) avec plein de photos :
un sac à dos lui sera fourni avec : son chapeau de forêt, une frontale, une boussole, une carte avec les azimuts et des indices, une tablette de chocolat noir aux noisettes, une bouteille d'eau Didier (en souvenir de Matécho !)
et les instructions suivantes : ramasser les 6 gobelets numérotés positionnés sur le chemin à chaque changement d'azimuts et le droit d'emmener les coéquipiers de son choix (les azimuts les mèneront au pied de la tour Guyaflux)
Par contre, nous n'avions pas préparé l'animation de tout cela, ah nous avions l'air fines montées sur notre banc !!
Voilà qui a bien occupé une partie de mon petit séjour Guyanais avant mon départ pour le Pérou et... :)
15:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.03.2008
Trêve Guyanaise
De retour sur le campus le temps d'une pause dans mon périple sud-américain. Ben ils n'ont pas changé ici...
11:28 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
